Khreuse ou Krève


La sup (respectivement la spé) ne vous donne-t-elle que trop souvent l'impression d'être perdu dans une finitude inquiétante (resp. une infinie stérilité terriblement angoissante),vain squelette scientifique nettoyée des véritables chairs de l'esprit humain ?
Rassérénez vous ! Outre le fait que les Mathématiques soient la clef de toute chose et ouvrent des perspectives indénombrables sur notre univers et ses parallèles, perspectives que les vaticinations bravement philosophico-littéraires de nos petits camarades d' Hypokhâgne (resp. khâgne) ne permettent pas même de soupçonner, il n'est besoin que de peu d'introspection à mi-trimestre pour se rendre compte combien l'aventure taupine est enrichissante sous tous rapports. En aucun cas ces deux ans d'odyssée préparationnaire ( durée qui ne va pas sans son ssspoîr !) ne constituent un passage à vide en dehors de l'azimut scientifique.
Ainsi souffrez que l'on vous soumette, émanation directe de l'air qu'on respire entre les deux grands massifs de maths et physique et parfois les profondeurs fangeuses de la SI, un humble et bédéesque conte philosophique intitulé : Khreuse ou Khrève ! Métaphore pertinente pour qui saura y voir clair, il met en scène deux protagonistes qui, si les circonstances le permettent, reviendront au fil des itérations des numéros de Virus et dont voici les états de service :

Ménalque :
Candide 3/2 encore émoustillé par la sup mais bientôt en bute aux lois infamantes du bourrinage. Curieux de tout, il ne cesse de harceler Luther de questions plus ou moins naÔves.

Luther :

Vieux briscard de 5/2 ayant roulé sa bosse des écrits aux oraux ; blasé, bedonnant avec ce recul humaniste que donne le baptême du feu.



Virus - trimestriel du lycée Louis-le-Grand - Novembre 98